Photo: Entre les lignes

L’EMI porte ses fruits dès la primaire

Une équipe de chercheurs s’est penchée sur l'impact de l'EMI à travers le suivi d’ateliers d’Entre les lignes en école primaire.

Les interventions en EMI ont-elles un impact sur les publics ? Dans le cadre du projet De Facto 2, soutenu par l’Union européenne, une équipe de chercheurs de l’université Paris Panthéon - Assas s’est penchée sur la question, notamment à travers le suivi d’ateliers d’Entre les lignes en école primaire.

Des membres du laboratoire de recherche du Carism ont réalisé cette étude via des questionnaires, soumis aux élèves avant puis après notre passage en classe. Au total, 49 classes issues de 27 écoles à travers la France ont participé à l’enquête, ce qui représente près de 1.700 questionnaires analysés.

Une meilleure définition de l'information et une recherche de davantage de sources

Qu’en ressort-il ? Les bénéfices sont visibles sur plusieurs points. Après les ateliers, 68 % des élèves donnent une définition correcte des fake news, contre 60 % auparavant. Ils distinguent également mieux les opinions des informations; et leur capacité à reconnaître une opinion plutôt qu’une information passe de 65 % à 78 %.

Les réflexes face au doute évoluent eux aussi : 56 % des élèves déclarent vérifier la source d’une information douteuse en fin de parcours, contre 50 % avant les ateliers; et 59 % d’entre eux disent rechercher d’autres sources pour compléter leur information, contre 54,5 % avant un cycle d’ateliers.

Cette étude permet de confirmer combien il est utile d’apprendre le plus tôt possible à questionner les sources d’information avant que les usages, notamment numériques, ne soient plus massifs.

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