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Résidences en écoles primaires : près de 800 élèves sensibilisés

Lancée en 2025, l'extension des ateliers d'éducation aux médias et à l'information en école primaire confirme tout son potentiel. Lors de l’année scolaire 2025/2026 qui s’achève, 246 ateliers ont été réalisés en CM1 et CM2 dans 33 classes différentes

Pensé sous la forme de mini-résidences de dix séances dans une même classe (contre 4 dans le cadre d’une intervention classique en école primaire), ce programme permet d'installer durablement les notions essentielles de l'EMI auprès des élèves de cycle 3. Ces résidences se sont déployées à Lyon, à Chambéry mais aussi en Guadeloupe et en Nouvelle-Calédonie. Ce sont ainsi un peu plus de 800 élèves de primaires qui ont été sensibilisés, grâce au soutien de la Fondation Valérie Messika.

« Les interventions ont eu un impact positif et motivant »

Après une première année de déploiement, les retours des enseignants, des journalistes et des élèves sont unanimes : le format fonctionne. Les enseignants saluent notamment notre approche, qui permet aux élèves de s'approprier des notions parfois complexes. « Les interventions ont eu un impact positif et motivant. Ces ateliers ont couvert les notions essentielles de l'EMI grâce à une approche concrète et progressive, accessible pour les élèves », témoigne Carole Chades, enseignante en CM2 en Nouvelle-Calédonie.

Pour Nathalie Bardin, enseignante à Caluire-et-Cuire (Rhône), « il faut vraiment plusieurs séances pour intégrer toutes ces notions si importantes ». « Les modalités pédagogiques sont diversifiées, les objectifs d'apprentissages sont précis et favorisent des enseignements transversaux, à la croisée entre l’EMC et la compréhension en lecture par exemple », explique de son côté Sabine Kourouma, enseignante en CM2 à l’école du Biollay de Chambéry.

« Ils m'ont épatée par leur capacité à débattre entre eux »

Du côté des intervenants, le constat est le même. Les jeux de rôle, l'analyse d'images, les débats ou encore les ateliers consacrés à la caricature suscitent une forte implication des élèves.

« Plus les ateliers avançaient, plus il y avait d'élèves à venir me voir à la fin. Ils m'ont épatée par leur capacité à débattre entre eux », raconte la journaliste Fanny Hardy. Même lorsque les sujets sont sensibles, les échanges restent possibles : « Aucun élève ne s'est bloqué. Le plus ‘fâché’ d'entre eux m'a même offert un dessin à la fin du dernier atelier ».

Aimée Le Goff en atelier à l'école Joseph Cornier à Lyon. Photo Entre les lignes

Les élèves eux-mêmes témoignent des apprentissages réalisés. « Merci de nous avoir appris ce que c'est qu'une source », confie Alaya, scolarisée en CM2 à l’école Edouard Herriot de Lyon, tandis que sa camarade Rebecca résume une leçon particulièrement d'actualité : « Maintenant on sait que l'IA mélange du vrai avec du faux. ». D’autres montrent qu'ils développent déjà des réflexes critiques face aux contenus en ligne : « Si un YouTubeur est payé par une marque, il va forcément en dire du bien ! », observe Naïm à l’école Aristide Briand de Lyon.

Ces temps longs passés dans les classes de primaires nous ont également permis de dresser un constat : l’IA générative est largement utilisée pour la recherche d’information à cet âge. Au cours des prochaines semaines, nous allons donc travailler au renforcement de nos contenus pédagogiques sur ces deux thématiques devenues incontournables.